Organisateur (1) ー5 conditions de devenir un matérialiste

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J’essaie d’être minimaliste pour ne pas avoir trop de choses autour de moi. L’avantage est l’agilité: la dernière fois que j’ai déménagé, cela a pris une demi-journée.

J’essaie d’être minimaliste pour ne pas amener trop de choses je change de pays. L’avantage est d’économiser de l’argent et d’être moins stressé: j’ai apporté le moins de bagages possible lorsque j’ai changé de pays sans supplément de prix ni utilisation de service de conteiner (ex. j’ai apporté une valise et un sac à dos des États-Unis au Chili en 2013, de Chili à la Mongolie en 2015, et 2 valises de la Mongolie à la Mauritanie en 2018, l’une remplie d’ingrédients pour la cuisine en Afrique).

J’essaie d’être minimaliste sans trop de choses sur mon table du bureau, en particulier rien de plus que l’écran, la souris et une tasse. L’avantage est moins de distraction et plus de concentration et de productivité.

Ai-je toujours essayé d’être minimaliste? La réponse courte est NON, rien à voir. En fait, j’étais loin d’être minimaliste et plutôt matérialiste. Actuellement, je crois au minimalisme, car il a la clé d’une meilleure vie. Afin de détailler sur le minimalisme, la simplicité et la productivité dans les entrées suivantes, j’aimerais tout d’abord approfondir le côté du matérialiste dans cette entrée.

Pourquoi minimaliste?

nous vivons dans une société avec de nombreux matériaux et informations, au niveau où nous ne pouvons pas savoir facilement ce dont nous avons besoin et ce dont nous n’avons pas besoin. Dans ce contexte, grâce à Marie Kondo, à Zen et aux autres activistes du minimalisme, être minimaliste ou enlever des objets est à la mode.

En outre, être occupé est très souvent mal compris comme synonyme de la productivité, et ce ne sont pas les même choses. SI vous mettez ces deux mots (busy / productive dans n’importe quelle langue) sur google, vous pouvez trouver plusieurs articles (Ici, là-ba, celui-ci et celui-lá). Mais en tout cas ils disent la même chose: les personnes occupées n’arrivent pas à analyser, prioriser, et prendre actions avec concentration; tendis que les gens productives font tout ce qui précède. Je pense que cela s’applique aussi à la dichotomie du matérialiste VS minimaliste

Comme le disait Sun Tzu (ancien général chinois, stratège militaire, écrivain et philosophe né en 545 av.J.-C), vous devez connaître l’ennemi et vous-même. Voyons donc le matérialiste que j’étais (l’ennemi et moi-même!) depuis ma naissance jusqu’il y a 10 ans, afin d’analyser comment je suis né et a grandi en tant que matérialiste.

“Connais-toi, connais ton adversaire, et cent batailles ne te mettront pas en danger;
Si tu ne connais pas ton adversaire et que tu te connais, pour chaque victoire, une défaite;
Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu.
― Sun Tzu, L’art de la Guerreー

Une histoire d’un garçon matérialiste 

Il était une fois, mais il n;y pas si longtemps, un enfant né et élevé à Osaka, au Japon.

C’était moi.

Un garçon curieux à Osaka

J’ai grandi dans la ville d’Osaka, qui était traditionnellement le centre du marché, y les gens d’Osaka aiment parler (avec un dialecte spécifique), négocier et réduire le prix des choses. C’est un diction générale qui dit que les habitants de Tokyo ont tendance à mettre l’accent sur des choses chères et élégantes, tendis que les habitants d’Osaka sont fiers de montrer des choses obtenues avec le moins de réduction possible. SI vous êtes intéressé, il existe de nombreux articles comparant Osaka et Tokyo (comme celui-ci, celui-làici et ).

Depuis petit, j’étais très curieux. En fait, chaque enfant naît avec curiosité (cependant, à mesure qu’il grandit, il la perd …. sur laquelle je peux dire tellement de choses que je pourrais écrire un livre, mais cette fois-ci je n’enterai pas dans ce sujet). Ensuite la curiosité insatiable capturait non seulement les activités mais aussi les matériaux. Aller aux marchés aux puces était mon loisir / habitude, et j’y allais presque tous les week-ends à pied ou à vélo (j’ai même roulé une heure pour y aller).

Famille nucléaire

J’ai aussi grandi dans un appartement où il y avait trop de choses. Quand je suis arrivé dans ce monde, il y avait déjà 4 personnes dans ma famille. L’appartement était assez petite pour 5 personnes et en plus on a eu un piano. Même s’il y n’avait pas assez d’espace, c’était une  époque merveille.

D’autre part, avoir 2 grands frères signifiait que je mettais toujours leurs vieux vêtements et je ne recevais presque jamais nouveaux vêtements (ce qui est logique maintenant que j’y pense de manière objective). Cette petite frustration peut-être s’est accumulée, en particulier pour l’enfant si curieux de faire et d’avoir des choses. Par conséquence, je voulais toujours en avoir plus.

Époque de bulle

En plus de la situation familiale, tout le plays était a l’ère de la bulle (l’économie favorable), ce qui signifie que tout ce qui nous voulions était relativement facile à obtenir. Presque chaque semaine (parfois deux fois par semaine), nous sortions pour manger et la plupart de temps, je laissais la nourriture parce que je ne connaissais pas la capacité de mon estomac ni apprécias la valeur de la nourriture.

Manque de gratitude envers les choses et les gens

Un jours, j’ai dit à mon père un mensonge terrible et une chose horrible, que je n’arrive pas à oublier jusqu’à aujourd’hui. Dans un week-end, je voulais vraiment avoir un nouveau jeu vidéo, et j’ai demandé à mon père, qui a gentiment refusé. Et tout à coup, je ne me souviens plus d’où cela venait, mais je lui ai menti en disant: 《Tu me l’as promis!》Et il donne un vissage confus comme s’il n’avait aucune idée (ce qui a du sens, car il n’avait jamais pris un tel engagement). Etant donnée qu’il n’avait pas semblé si convaincu, je lui ai dit quelque chose je n’aurais jamais dû dire à personne, encore moins à mon propre père.

《Tu es  un menteur et je te déteste!》

J’aurais dû voir mon vissage dans le miroir à ce moment-là, car c’était précisément moi qui ai dit tel mensonge.

Comme je ne cédais pas du tout,  il a fini par m’acheter ce que je lui demandais (quelque chose de Gundam pour NIntendo, Super Family Computer). Même si cela me plaisait à court terme, cela ne valait pas la peine d’avoir dit un tel mensonge et des paroles impardonnables à mon père.

Puberté

Mon passe-temps d’aller à des foires aux puces est resté jusque’à ma puberté. Précisément dit,  il était en croissance. Dans mon lycée, il n’existais pas l’uniforme, ce qui était assez rare pour une école publique au japon (certaines étudiantes ont même choisi cette école uniquement pour cette raison). Et comme c’était la période de la puberté, de nombreux d’eux voulaient se démarquer par leurs vêtements. Je n’étais pas l’exception. Je continuais avec mon passe-temps de shopping. En plus d’acheter n’importe quoi (jouet, matériel ethnique, quelque chose que je ne savais même pas comment il s’appelle ou comment l’utiliser, etc.),  j’ai commencé à acheter plus de vêtement pour mon école.

Et ensuite, quand j’étais dans l’université, mes habitudes d’achat se sont accélérées, car j’ai eu un meilleur accès ー comme mon frère m’a donné sa moto usagée (pour laquelle je lui ai apprécié, le sentiment que je n’avais pas quand je portais ses vêtements dans mon enfance) ー e mon besoin a augmenté ー j’étais impliqué dans la danse de rue (à l’époque, je pensais qu’avoir des vêtements cool était le symbole d’un danseur cool).

Les 5 conditions de matérialiste

En regardant en arrière, j’étais totalement matérialiste depuis le moment de naissance jusqu’à la dernière année de mon université (l’année où je me suis consacré à gagner de l’argent pour vivre dans un autre pays). D’ailleurs, après avoir commencé la vie à l’étranger, je suis redevenu matérialiste, ce qui était un cercle vicieux (comment je suis devenu minimaliste de matérialiste sera expliqué dans les entrées suivants).

En bref, de mon expérience et d’après ce que j’ai lu / vu, il y a au moins 5 conditions qui nous rendent matérialistes:

  • Situation familiale dans l’enfance
  • Situation économique
  • Curiosité et désir
  • Valeur envers les matériaux (et manque de cela)
  • Environnement dans lequel on grandit

En tout cas, selon ma propre expérience, être matérialiste ne m’a jamais rendu heureux. Plus j’ai eu de choses, moins j’avais tendance à remercier les choses et les gens, et cela m’a  empêché de découvrir ce que j’avais et ce dont j’ai  vraiment besoin. Mon esprit n’est jamais clarifié ou organisé, et finalement je ne me satisfais jamais. Le mot “want” en anglais (vouloir) l’explique précisément, car il signifie non seulement “vouloir quelque chose” mais aussi “manquer quelque chose”.

L’apprentissage de cette fois-ci 

Les conditions du matérialiste incluent la situation familiale et économique, la personnalité et l’environnement. Plus vous en avez, plus vous en voulez, ce qui rend difficile la réalisation de ce dont vous avez besoin, l’organisation de votre esprit et environnement, et à long terme, cela ne vous satisfait pas. 

Merci d’avoir lu cet blog. Si vous l’aimez, n’oubliez pas de souscrire. Si vous avez quelque commentaire ou question, n’hésitez pas à écrire. Bon apprentissage!

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